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Les Caramels fous

La « chorale du Piano Zinc », créée en 1982 sur le modèle des chorales « gay », alors florissantes aux Etats-Unis, n’a jamais été véritablement une chorale, mais plutôt une troupe à la fois chantante et dansante. Trois ans plus tard, elle adopte le nom de Compagnie Les Caramels fous

Dès 1984, elle propose des comédies musicales parodiques à partir de chansons et d’airs célèbres dont les paroles sont réécrites afin de raconter une histoire : « Pas de Banane pour Lady Jane » (1985), « La Chose Pourpre du Caire » (1987), « La dernière Tentation d’Ulysse » (1990). Nul n’étant prophète en son pays, les Caramels fous se font d’abord connaître hors de France. « Pas de Banane pour Lady Jane » est créée à Amsterdam, « La dernière Tentation d’Ulysse » à Genève et des extraits de « La Chose Pourpre du Caire » sont donnés à Berlin et à Londres.

A Paris, l’audience des Caramels fous demeure relativement confidentielle jusqu’en 1991, année de la création des « Aventures de l’Archevêque perdu » au T.L.P. Déjazet. Du jour au lendemain, la troupe passe d’une quinzaine de protagonistes sur scène à plus d’une trentaine.

A partir de 1992, le Trianon devient la scène fétiche des Caramels fous qui y alternent créations et reprises : en 1993 création de « Il était une fois Tatahouine », en 1994 reprise des « Aventures de l’Archevêque perdu », création de « Mamma Rosa » en 1995 et reprise de « Il était une fois Tatahouine » en 1997. Parallèlement, le recours à des artistes et techniciens professionnels du spectacle vivant s’intensifie, tant pour ce qui est des répétitions que des représentations.

En 1998, en pleine Coupe du monde de football, les Caramels fous remplissent l’Olympia pendant deux soirées consécutives, donnant des extraits de chacune de leurs trois dernières comédies musicales ainsi qu’un avant-goût de la « La Bête au Bois dormant » qui sera créée l’année suivante au Trianon. Après une nouvelle reprise des « Aventures de l’Archevêque perdu » en l’an 2000, les Caramels fous produisent deux spectacles en forme de « revue ». Ce sont successivement : « La Vie rêvée de Solange » en 2001 et « La Revue qui va faire mâle » en 2003.

Les Caramels fous fêtent leur vingtième anniversaire de leur nom avec la création des « Dindes galantes » en 2005. Dès les premières représentations, la comédie musicale « Les Dindes galantes » a été saluée à la fois par la critique et le public, comme l’un des meilleurs crus des Caramels fous.

En 2006, la profession consacre le travail des Caramels fous, par une nomination aux « Molières », parmi les meilleures Compagnies du théâtre privé.

La comédie musicale « Les Dindes galantes » est reprise par deux fois au Trianon, en février et en novembre 2006, avant d’être représentée dans plusieurs villes de la région parisienne et d’autres régions en 2007 puis au cours de la saison 2007-2008. Parallèlement, en mai 2007, les Caramels fous proposent une nouvelle version de leur comédie chantée et enchantée : « La Bête au Bois dormant » donnée au Trianon au cours de la saison 2007-2008.

En juin 2009, « Madame Mouchabeurre », la comédie musicale à la mode de Bretagne des Caramels fous est créée au Trianon. Elle sera reprise, également au Trianon, en novembre de cette même année puis en juin 2010 au Théâtre du Gymnase Marie-Bell et pour finir, en tournée aux quatre coins de France sur toute la saison 2010 – 2011.

Une Compagnie unique en son genre

Par leur histoire et leurs choix artistiques, les Caramels fous constituent une Compagnie inclassable. Du projet de chorale originel, les Caramels fous ont gardé, outre l’objectif d’une grande qualité vocale, le principe d’une formation de bénévoles animés par une passion commune et encadrés par des artistes et des techniciens professionnels.

La composante « gay », également à l’origine du projet, a posé le postulat que les Caramels fous présents sur scène soient uniquement des hommes. Cependant pour leur encadrement artistique, les Caramels fous s’entourent volontiers de femmes chorégraphes, musiciennes ou metteur en scène aussi bien que d’artistes masculins et ce, sans aucune discrimination relativement à leur orientation sexuelle.

La réécriture des textes de chansons et d’airs célèbres, dans la grande tradition des chansonniers et des revues humoristiques  » à la française « , permet aux Caramels fous de tenir un discours décapant sur les mœurs du temps. De même, pour le choix des musiques, le recours au patrimoine de la chanson française et aux standards de la variété internationale, comme à des airs célèbres empruntés à l’opérette ou à l’opéra, produit des comédies musicales inattendues où se côtoient des univers musicaux extrêmement variés renforçant l’humour du discours des Caramels fous.

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