Les metteurs en scène se livrent sur cette folle aventure

Alma De Villalobos et Nicolas Kern, le duo tout en fraîcheur de « Il était une fois complètement à l’Ouest » délivrent leur vision du spectacle.

Quand les Caramels fous nous ont demandé de mettre en scène le spectacle écrit par Antony Puiraveaud, nous nous sommes tout de suite posés la question de savoir comment amener ce spectacle « complètement à l’ouest ».

Nous avons été associés au travail d’écriture d’Antony, avec une vraie complicité. L’histoire est très construite, pleine de rebondissements et de surprises. Nous avons donc choisi de donner un rythme dynamique à ce spectacle en choisissant des univers musicaux très contrastés, permettant des ruptures inattendues, destinées à provoquer la surprise ou le rire, afin que le public soit toujours tenu en haleine dans la plus pure tradition des Caramels fous.

La base de cette histoire, ce sont les non-dits au sein de la famille et plus généralement dans la société, et comment ils peuvent amener les gens à faire de très mauvais choix ! Mais évidemment, tout cela est traité avec recul et humour.

La référence au film de Sergio Leone nous a tout de suite fait partir vers un univers western décalé. La première évidence, c’était le bar et la scène. Tout s’articule autour de ces deux univers très marqués : d’un côté les cow-boys, de gentils machos un peu bornés et de l’autre, les danseuses, ces femmes qui sont là pour les distraire.

Et dans chaque groupe, on a un mouton noir : la danseuse Jenny veut partir pour toujours au bras de son beau Tom, et Billy le cow-boy rêve d’entrechats sur scène, et sans doute aussi d’un autre beau cow-boy ! L’arrivée de Luke, le jeune homme de la ville, va bouleverser tous ces codes, et permettre à toutes les vérités cachées de se révéler.

Nous avons cherché à bien mettre en évidence ces deux univers, masculin et féminin, dans un décor simple et plutôt réaliste. Et dans ce cadre, la galerie de personnages imaginés par Antony est très colorée : l’ado gâtée par ses parents, l’indienne qui a une histoire très forte,

Tom le beau ténébreux qui trimbale aussi un certain nombre de casseroles, le duo clownesque du shérif manchot et son « bras droit », et la présence de Ma Dalton en contrepoint… Nous avons donné à chacun de ces personnages une identité bien marquée, par le costume, le jeu, et le choix des musiques interprétées… Certains accessoires anachroniques ou farfelus complètent cet univers que nous avons voulu burlesque et multicolore.

L’histoire de famille, qu’on ne peut révéler ici, afin de ne pas dévoiler la savante intrigue, est pleine de surprises mais aussi chargée d’émotion. C’était un choix délibéré de notre part de proposer aussi au public de vrais moments dramatiques et émouvants. Nous n’avons pas hésité à donner à ces moments la sobriété et la pudeur nécessaires, pour laisser aux textes d’Antony la possibilité de vivre sur les sublimes musiques de J. Brel, M. Legrand ou B. Biolay.

ALMA DE VILLALOBOS

« Le fait que le saloon possède un cabaret avec ses danseuses et ses cow-boys m’a permis de mêler mes propres créations à des clins d’oeil à des maîtres comme Bob Fosse ou Michael Jackson, mais aussi m’amuser avec le cancan, les claquettes, le tango argentin… C’est un vrai défi de faire aborder tous ces styles aux Caramels, en plus du chant et de la comédie ! »

NICOLAS KERN

« C’est toujours un plaisir de monter un spectacle avec les Caramels fous, en raison de la variété des musiques, du travail de comédie musicale mêlant le chant, la danse et le jeu théâtral, et de la grande implication des Caramels dans la création. Notre collaboration avec Alma pour la mise en scène est très enrichissante car nous sommes complémentaires. Chacun peut amener son univers, son originalité et son expérience de la scène. Nous espérons que cette création fera date dans l’histoire de la troupe, et rendra honneur à l’héritage laissé par Michel Heim ces trente dernières années. »

 

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