Photos_Profils_ANTONY PUIRAVEAUD

Antony Puiraveaud, auteur du livret et des paroles

Antony Puiraveaud est né en 1976. Il est consultant.

En 2013, la Compagnie des Caramels Fous fait appel à lui pour succéder à Michel Heim. Il leur écrit « Il était une fois complètement à l’Ouest ».

Il persiste et signe pour 2018 « Cirque Plein d’Airs », toujours pour les Caramels Fous.

Il a publié un premier roman « Comment perdre la 3ème guerre mondiale » en 2015 chez Publibook.


« Bienvenue, mesdames et messieurs, sous ce chapiteau bariolé, prenez place autour de la piste et découvrez… mais …mais… attendez ! Qu’est-ce que c’est que ce cirque ? Des clowns dépressifs, des acrobates déséquilibrés… Ah oui, nous sommes chez les Caramels Fous !

Alors, pourquoi prendre un univers si féérique si c’est pour le pervertir ? Après les burqas, après les cow-boys qui s’embrassent à pleine bouche… ils ne respectent donc rien !

Pour être tout à fait franc, le premier projet que j’avais présenté aux Caramels était une histoire de Foire aux Monstres installée près d’un cirque, histoire assez sombre dont le premier acte se terminait par une émasculation. Ouille. Si l’univers du cirque a tout de suite fait fantasmer ces grands enfants que sont les Caramels Fous, le thème des monstres nous a conduit dans une impasse : comment justifier une foire aux monstres dans le monde politiquement correct qui est le nôtre, et surtout comment faire danser sur tout un spectacle des comédiens censés être siamois, nains, manchots, etc… Nous nous sommes finalement recentrés sur l’univers du cirque.

Avec Laury André et Nicolas Kern, qui m’avaient déjà aidé à resserrer la dramaturgie d’ « Il était une fois complètement à l’Ouest », nous avons alors abouti à cette histoire de cirque hésitant entre modernité et tradition.

Et c’est de manière finalement assez logique que nous garons aujourd’hui nos roulottes dans cette nouvelle salle qui prouve par sa programmation que le cirque est aujourd’hui un art bien vivant…

Notre cirque est particulier. Pas d’animaux sur scène, quoique si vous cherchez bien vous devriez trouver quelques dindes plus ou moins galantes. L’un des titres envisagés était d’ailleurs « Le Phoque et la Tigresse ». J’aimais ce côté Fables de La Fontaine… Un autre des titres auxquels vous avez échappé : « Cirque concis (Sous le plus petit chapiteau du monde) ». Mais là, c’est notre nouvel arrangeur Samuel Rosenbaum qui m’a demandé si je proposais ça parce qu’il était juif (running gag).

Finalement, pourquoi chercher midi à quatorze heures, ce cirque allait bel et bien être plein d’airs.

Un élément que j’ai tenu à conserver depuis la première version est cette troupe de tsiganes. Est-ce la réminiscence de ce fabuleux concert de Goran Bregovic au Cirque d’Hiver ? Est-ce un mauvais pressentiment, heureusement erroné, à l’approche de l’élection présidentielle ?  Un moyen de fantasmer un peu naïvement ce mélange des cirques ? En tout cas quel ne fut pas mon étonnement quand je découvris, alors que les répétitions démarraient, la polémique de l’American Circus. Une histoire de concurrence étrangère (protectionnisme ? xénophobie ?) avait bel et bien agité le milieu du cirque en 1979.

C’était surtout pour moi une tentative de parler de tolérance en tentant de se renouveler. Alors, va-t-on avoir l’obligatoire happy-end ? Ces personnages vont-ils parvenir à vivre ensemble ? Ce qui est sûr, c’est que, grâce à la folie des Caramels et de l’équipe artistique, ce cirque ne manque pas d’airs ! »

Antony Puiraveaud

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